Le mois d’octobre a été marqué par l’attente des solutions apportées par les dirigeants à la crise de la zone euro. Le sommet européen du mercredi 26 octobre a apporté un message cohérent et des annonces attendues : recapitalisation des banques, haircut grec plus important et plan de garantie de l’EFSF. Les statistiques macroéconomiques étaient dans l’ensemble meilleures qu’attendues surtout aux Etats-Unis, faisant s’éloigner la crainte d’une récession mondiale.
Avec les espoirs placés dans les annonces qui ont suivi le sommet européen et des statistiques macroéconomiques dans l’ensemble meilleures qu’attendues, les rendements obligataires allemands à 10 ans sont passés de 1,88% à 2,18%. Pour autant, les incertitudes demeurent. Moody’s a annoncé se donner trois mois pour évaluer la perspective stable de la note AAA de la France. Aussitôt, le spread OAT/Bund a atteint un pic le 24 octobre à 119 bp, niveau record depuis la création de la zone euro. Les spreads des pays périphériques restent sous pression : les rendements italiens terminent le mois vers 6,08% et ceux de l’Espagne vers 5,52%. En revanche, on note sur le mois un appétit des investisseurs un peu retrouvé pour les obligations corporate high-yield et les BBB. En effet, les spreads de l’indice BBB se sont resserrés d’une vingtaine de points à 285 bp en moyenne. Dans ce contexte, les lignes Deutsche Lufthansa 6,5% 2016 et Italcementi 5,375% 2020 ont été vendues et une ligne de Nederlandse Gas 3,625% 2021 a été initiée.
Le retour sur le marché primaire des entreprises, débuté le mois dernier, a été poursuivi avec le lancement de nouvelles émissions telles que Enel sur des échéances 2015 et 2018 à des rendements actuariels de 4,625% et 5,75%, correspondant à des marges de 380 bp et 427 bp par rapport aux Bunds, Carrefour 5,25% 2018 émise à Bund +360 bp, Telecom Italia 7% 2017 émise à Bund +570 bp.