Le marché obligataire a fait preuve de nervosité et de volatilité, entraînant une hausse généralisée des taux souverains et corporate. Tout est parti de l’annonce, le 1er novembre 2011, de la tenue d’un référendum en Grèce relatif à l’approbation du plan de sauvetage européen et aux mesures d’austérité qui l’accompagnent. Au-delà du sort final réservé à cette initiative, c’est surtout l’effet de contagion à d’autres pays dont l’Italie et l’Espagne dans un premier temps, puis la France dans une moindre mesure, qui a marqué la période. Associés à la traditionnelle impuissance des dirigeants européens à apporter des réponses cohérentes, ces événements ont abouti à quatre séries de conséquences.
1) Les marges de rendement de l’Italie et de l’Espagne se sont de nouveau extrêmement tendues, les taux nominaux à dix ans atteignant respectivement 7% et 6,20%.
2) Les marges françaises ont suivi dans un second temps, en affichant près de 200 bp ainsi que des taux nominaux à dix ans de l’ordre de 3,45% et un plus haut de 3,80%.
3) Les marges de obligations corporate se sont détendues de manière spectaculaire contre leurs benchmarks souverains respectifs, au point même d’afficher des rendements nominaux inférieurs sur des noms tels que Air Liquide, EDF, ENEL, Endesa, etc.
4) Les rendements sur les Bunds ont finalement fait les frais de leur niveau très bas et du climat général d’incertitude pour franchir allègrement la barre des 2% et terminer vers 2,30%. Le contexte général n’a pas empêché une certaine activité en primaire, notamment sur Cap Gemini qui a émis à cinq ans sur un rendement actuariel de 5,32%, soit Bund + 424 bp.
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