Les bourses mondiales ont poursuivi en septembre le repli entamé fin juillet. Ce mouvement s’est accompagné d’une forte hausse de la volatilité. Ainsi, sur le mois, le MSCI World a abandonné 2,33% (en euro).
Les causes de cette baisse ne sont pas une surprise : dégradation des finances publiques dans la plupart des pays développés couplée à un essoufflement de la croissance économique. A cela viennent s’ajouter des signes de ralentissement dans les principales économies émergentes qui présentaient encore récemment des risques de surchauffe. Au total, après les mesures de soutien sans précédent initiées à partir de 200 dont le résultat est malheureusement resté en deçà des attentes, la marge de manœuvre apparaît maintenant très réduite. La possibilité d’un retour en récession est de plus en plus évoquée et la capacité du système financier à absorber un nouveau choc est mise en doute. Les investisseurs sont devenus fébriles.
L’évolution des taux souverains marquent des divergences spectaculaires entre les pays bénéficiaires du « flight to quality » et les autres. Ainsi, le rendement de l’emprunt à 10 ans allemand est passé sous les 1,7% dans le courant du mois.